La nounou de Nougat le chat

nougat le chat

Nougat est mon nom, celui que les humains m’ont attribué. Je suis né en campagne dans un tas de bois. Ma mère m’a trimballé comme une chatte qui protège sa progéniture, déménageant parfois tout le monde pour une autre cache. Je suis le seul survivant de la portée, puis plus grand j’ai rejoint l’endroit ou tous les animaux dormaient, chiens et chats confondus. Bien qu’ayant toujours ma mère, une chienne caniche a pris constamment soin de moi. Cette chienne caniche s’était aussi retrouvée en campagne après une vie mouvementée en cité, elle n’a jamais eu de petit. La particularité de ma relation avec ce caniche a été remarquable. La caniche dès le matin, au moment de la nourriture des animaux faisait la police empêchant les chiens et chats adultes de se nourrir avant les divers petits dont moi. Invariablement la journée de ma mère adoptive consistait à me coller pour me faire jouer (eh oui !). J’en avais parfois assez et m’allongeait ensuite près de ma mère maternelle. Elle était réellement une nourrice caniche allaitante, elle se collait tout le temps à moi Nougat le chaton, j’ai rapidement compris qu’il y avait à téter pour moi seulement. Comment cette chienne caniche qui n’avait jamais eu de petit s’est mise en lactation, c’est le mystère de la nature. En tout cas à l’époque je ne me posais pas la question, je tétais des deux côtés, ma mère et ma nourrice. Puis je suis venu vivre en appartement en ville après deux heures de route. Tout de suite mes maitres m’ont  habitué à porter un harnais pour me promener en laisse sur les pelouses de la résidence. Les voisins ne s’en ne sont pas trop étonnés un lapin angora nain avait pendant 11 ans (onze !) vécu cette promenade. C’est dans ces promenades que je n’avais jamais peur des chiens parce que je les connaissais depuis tout petit.

J’ai les deux mêmes chéries depuis le début, que j’ai quelquefois mordues, souvent léchées. A chaque occasion de me faufiler dans leur chambre c’était la corrida pour m’en faire sortir, mais bon je revenais toujours. De leurs copines je n’en ai jamais aimé certaines, c’est comme ça, elles n’avaient qu’à ne pas venir chez moi. Mes places favorites, toujours perché sur le balcon, les meubles hauts de la cuisine et me cacher dans les placards, sans répondre lorsqu’on me cherchait. Les humains ne comprennent rien à l’autonomie, c’est pour ça qu’ils ont des hommes politiques, enfin personne n’est parfait disait déjà Bastet (déesse chat égyptienne).

J’ai glissé deux fois du second étage jusque sur la pelouse. Puis j’attendais que l’on m’ouvre la porte pour vite retourner dans l’appartement, mon véritable territoire. Je comprends peu de mot du langage humain, bien que je sais être supérieur à eux : non, on rentre, on sort.

Je deviens vieux, mais pas si vieux que les autres chats que je trouve vraiment vieux. Je vis toujours avec mes deux chéries qui en ont un maintenant. Parfois l’été elles m’attrapent pour me doucher, il faudrait qu’elles arrêtent de jouer avec moi à leur âge. Je fais semblant de vouloir me sauver, mais je ne résiste pas, c’est le jeu entre-nous trois.

Voilà, c’est ma vie de chat, et vous souhaite pareil.

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Nougat

« Le chat vous regarde et ne dit rien, il pense qu’il préfère sa vie de chat » Nougat