Un lion sur un toit, a Kaboul

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On ne sait par quel obscure réseau est arrivé le lion de Kaboul, acheté par une personne assez riche qui voulait se distinguer en le possédant. Toujours est-il que l’animal, passé le stade de lionceau devenait encombrant et nécessitait un entretien approprié. La chose a fini par trop se savoir et l’animal a été retiré à son propriétaire pour être confié au zoo de Kaboul, plus apte à gérer un tel animal. Visiblement il ne suffit pas de nourrir un animal pour s’en occuper. Par ailleurs on ne connait pas sa provenance par le marché noir, pas plus que le moment de son sevrage ni son alimentation appropriée en période de croissance. Toujours est-il que le lion de Kaboul souffre de carences dans son développement qui le font avancer péniblement malgré une reprise en main récente. Âgé d’environ un an son développement lui a été défavorable et sa remise en forme ne compensera jamais les étapes négligées dans sa croissance.

Vouloir posséder un tel animal comme un jouet et briller à ses dépens n’honore pas son acheteur. Le vétérinaire Abdul Qadir Bahawi a établi un programme intense de cinq mois afin de remettre le lion en état.

Il est à noter que cette histoire résulte du dernier reportage réalisé par le journaliste Sadar Ahmad de l’agence France-Presse qui a péri avec toute sa famille lors de l’attaque de l’hôtel Sarina par les talibans, hôtel ou il s’était  rendu pour un spectacle et repas.

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